L'obésité, une maladie systémique

La restriction cognitive est aujourd'hui la première maladie des obèses Abonné

Publié le 17/03/2017
La restriction cognitive est aujourd'hui la première maladie des obèses

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SPL/PHANIE

Asthme, arthrose, RGO, cancers...  Alors que près d’un Français sur deux est en surpoids ou obèse, de plus en plus de données suggèrent que la surcharge pondérale peut favoriser la survenue de nombreuses pathologies chroniques mais aussi en aggraver l’évolution voir en compliquer le traitement. En sus des contraintes mécaniques exercées par les kilos superflus, l’inflammation systémique induite par le tissu adipeux est de plus en plus pointée du doigt.
Pour autant, sur le plan nutritionnel, si la perte de poids peut être bénéfique dans de nombreuses pathologies liées à l’obésité, les régimes restrictifs sont à bannir. Sous peine sinon de rentrer dans le cercle vicieux de la « restriction cognitive », comme l’explique le Pr Jean-Michel Lecerf (Institut Pasteur de Lille).

Près de la moitié des Français sont en surpoids ou obèses, selon la cohorte nationale Constances.  Mais tous n’ont pas besoin de perdre du poids et encore moins de suivre des régimes restrictifs qui altèrent durablement le comportement alimentaire et risquent d’accroître la surcharge pondérable à long terme. « On sait que les régimes intempestifs chez des personnes qui ont juste quelques kilos en trop ne font qu’aggraver les choses », confirme le Pr Jean-Michel Lecerf. En effet, de nombreux obèses ont mis à mal les mécanismes naturels de régulation du comportement…

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