C'est arrivé le 20 septembre 1664

Découverte du polygone de Willis

Publié le 21/09/2014

Crédit photo : GARO/PHANIE

Thomas Willis, qui créa le terme de neurologie, fit faire de grandes avancées à cette discipline, auteur de multiples découvertes en neuroanatomie et neuropathologie (vingt autopsies sont analysées dans ses livres. Après avoir obtenu successivement son Master of Arts à l'université d'Oxford en 1642, son Bachelor of Medicine en 1646 et son Medical Doctorate en 1660, Willis débuta sa carrière médicale à Westminster avant de la poursuivre à Londres et, enfin, à Oxford où, de 1660 à sa mort en 1675, il occupa la chaire de philosophie naturelle.

S'il fut le premier à décrire le syndrome des jambes sans repos, la névrite diabétique et aussi la myasthénie sous l'appellation de « paralysia spuria non habitualis » et s'il s'intéressa de près aux épidémies de paludisme qui sévissaient alors en Angleterre, c'est pour ses travaux et publications sur le cerveau que Willis est passé à la postérité.

« Cerebri Anatomi », une contribution essentielle à la connaissance du cerveau

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Ainsi, son ouvrage le plus célèbre, « Cerebri anatomi» , publié le 21 septembre 1664, était si riche en informations nouvelles qu'il renouvela complétement les connaissances encore fort approximatives de ses confrères sur cet organe. Il y numérote ainsi les nerfs crâniens dans l'ordre dans lequel les anatomistes le déclineront par la suite et c'est aussi dans cet ouvrage qu'il décrit pour la première fois le « polygone de Willis » (circulus arteriosus), une partie du système vasculaire du cerveau. Willis développa aussi dans son livre les concepts proposés par Galien, selon lesquels le cerveau était l'organe responsable de l'excrétion des « esprits animaux » que l'on supposait avoir pour origine la lame criblée de l'ethmoïde. Il fit aussi des plexus choroïdes le siège de l'absorption du liquide céphalorachidien. L'ouvrage de Willis, magnifié par les fabuleuses illustrations de Wren connut un retentissement extraordinaire.

Willis fut aussi l'auteur, en 1672, de « De Anima Brutorum » (« Discours sur l'âme des brutes »). Il y développe la thèse selon laquelle le striatum recevrait toutes les informations sensitives, tandis que le corps calleux serait associé à l'imagination et le cortex cérébral à la mémoire.

 



Source : legeneraliste.fr