Si le « Généraliste » était paru en 1910

Crucifixion d'une hystérique

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Publié le 19/03/2017
Histoire

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Le Dr Witry (de Trèves-sur-Moselle) rapporte dans la « Revue de l'hypnotisme » ce fait curieux survenu en Italie :

« Le 8 janvier, on trouva à Turin une domestique nommée Olimpia Jeannos étendue sans connaissance sur son lit. Elle avait voulu s'infliger le supplice du crucifiement : ses mains et ses pieds étaient transpercés par des clous énormes ; sur la tête et sur la poitrine apparaissaient de nombreuses plaies provenant de coups.
La jeune fille qui était originaire de la vallée d'Aoste s'était soumise à ce martyre pour une cause futile. Elle avait reçu la veille la visite de sa sœur qui lui avait reproché d'avoir dénigré son dernier patron. L'infortunée hystérique, très affectée par ces reproches, résolut de mourir en subissant les tortures du Christ.
À la faible lueur d'un cierge, elle accomplit l'œuvre dans sa chambrette. Elle poussa d'abord, avec beaucoup de peine, deux clous rouillés, longs de 15 centimètres, à travers les pieds, puis deux autres à travers les mains. Ce martyre stoïque fut fait avec une précision remarquable. Les pieds et les mains sont traversés juste au milieu par les clous ; les plaies n'ont provoqué aucun épanchement de sang et la cicatrisation s'est effectuée sans que la rouille ait été la cause d'accidents. Lorsque la jeune fille se réveilla le matin, en constatant que la mort n'était pas survenue, elle prit un canif et se laboura la tête et la poitrine ;
L'anesthésie était totale, mais elle perdit beaucoup de sang et s'évanouit. La maîtresse de la maison la trouva dans cet état et fit conduire la martyre hystérique à l'hôpital. »

(« Journal de médecine et de chirurgie pratique », 25 juillet 1910, repris par « La Chronique médicale », 1910)


Source : legeneraliste.fr