Coronavirus : l'Inserm appelle les médecins de ville à utiliser le certificat de décès électronique

Par
Publié le 10/04/2020
.

.
Crédit photo : GARO/PHANIE

Chaque soir, le directeur général de la santé (DGS), le Pr Jérôme Salomon, communique les données dont il dispose sur les décès liés au coronavirus. Mais pour l'instant, seuls les morts en milieu hospitalier ou en établissements médico-sociaux (Ehpad...) sont comptabilisés. Afin d'obtenir des chiffres de mortalités plus précis liés à la pandémie de coronavirus, notamment en ville, L'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) invite à généraliser le certificat de décès électronique.

L'institut, qui rappelle que « la qualité des données de mortalité est essentielle pour les études épidémiologiques », a développé depuis 2007 l'application CertDc, permettant la certification électronique des décès, mais déplore que celle-ci soit encore sous utilisée. Seuls 20 % des certificats de décès sur le territoire français ont été réalisés sous format électronique en 2019 indique l'Inserm dans un communiqué.

Accéder à des données de mortalité fiables en ville

L'Inserm incite donc les médecins de ville à s'approprier cette application sans tarder afin d'obtenir des chiffres fiables sur la mortalité liée au Covid-19 hors établissements de santé. « Dans le contexte actuel d’urgence sanitaire, une certification électronique des décès plus étendue permettrait de limiter les délais dans l’accès aux données de mortalité associées au Covid-19 et d’obtenir plus rapidement une cartographie précise et fiable de la pandémie », précise l'Inserm.

Pour l'instant, peu de données sont connues sur le nombre de cas et de décès hors établissements hospitaliers en France. Depuis le 17 mars, le réseau Sentinelles de Santé publique France a mis en place une surveillance spéciale Covid-19 afin d'estimer chaque semaine le nombre de cas. Ces chiffres sont ensuite publiés dans un bulletin hebdomadaire. De son côté, le syndicat MG France, a évalué à 1,5 million le nombre de patients Covid reçus en cabinet par les médecins généralistes entre les 17 mars au 3 avril, à la faveur d'une enquête interne réalisée auprès de 2 000 omnipraticiens de l'Hexagone.


Source : legeneraliste.fr