Contraception: c’est la première fois qui compte

Publié le 15/07/2014

Crédit photo : GARO/PHANIE

Cela pouvait paraître intuitif… c’est désormais prouvé : « Les femmes qui démarrent une contraception avant ou au moment de leur premier rapport sexuel ont par la suite nettement moins de grossesses non désirées que celles qui en débutent une après » rapporte une étude publié dans "Human Reproduction".

Dans ce travail, des chercheurs de l’inserm ont interrogé, via un questionnaire, 1 552 femmes de moins de 30 ans, ayant déjà eu une activité sexuelle et une contraception. Ils ont demandé à ces femmes si elles avaient utilisé un moyen contraceptif avant, pendant ou après leur premier rapport.

16% de femmes sans contraception lors du premier rapport

Les résultats montrent que 56 % des femmes ont démarré leur contraception au moment de ce premier rapport. Parmi les autres, 29 % l’ont fait avant et 16 % après. La pilule était le moyen de contraception exclusif en cas de contraception précoce. Elle était plus souvent prise pour réguler les cycles menstruels, les rendre moins douloureux ou encore pour traiter une acné, plutôt que par peur de tomber enceinte. Au moment du premier rapport, la contraception la plus choisie était le préservatif. Quant aux femmes ayant débuté une contraception tardivement, environ la moitié l’ont fait dans le mois suivant le premier rapport, en utilisant préférentiellement la pilule.

« Malgré cela, le fait d’être dans cette dernière situation était clairement associé à une trajectoire reproductive marquée par un risque accru de grossesses non prévues » indique l’Inserm.

Dans cette étude, 18 % des femmes sont tombées enceintes alors qu’elles ne le souhaitaient pas et 9 % ont alors choisi l’avortement. En cas de contraception mise en œuvre après le premier rapport, ces chiffres bondissent à respectivement 34 % et 19 %.

L’importance de l’information

"Plusieurs facteurs sont associés à ce phénomène. Les femmes qui prennent une contraception tardive sont statistiquement moins éduquées, plus souvent issues de pays étrangers ou encore ont des difficultés de dialogue avec leur mère, décrit Caroline Moreau, co auteur de cette étude. A l’inverse, celles qui débutent une contraception avant ou au moment du premier rapport sont mieux informées ".


Source : legeneraliste.fr