Alzheimer : des recos pour ne pas confondre apathie et dépression

Publié le 09/10/2014

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Dans le cadre du plan Alzheimer 2008-2012, la HAS vient d’émettre des recommandations professionnelles sur le repérage et la prise en charge de l’apathie chez les patients qui souffrent de ce type de démence. En effet, 60 % des patients atteints de la maladie d’Alzheimer sont affectés par l’apathie. Or ce syndrome est régulièrement confondu avec la dépression en raison de plusieurs symptômes similaires comme la diminution et la perte d’intérêt ou le sentiment de manque d’énergie. Un diagnostic de dépression inadapté avec une prescription d’antidépresseurs provoque un mésusage grave de ces médicaments. La HAS recommande ainsi aux professionnels de santé d’établir ce diagnostic différentiel.

Plusieurs signes permettent de dépister ce syndrome : perte ou baisse de motivation, perte d’initiatives, appauvrissement des activités sociales, désintérêt, émoussement affectif etc. Si ces signes persistent dans le temps au-delà de 4 semaines et contrastent avec l’état antérieur du patient, la HAS recommande au médecin d’utiliser l’inventaire neuropsychiatrique qui évalue la fréquence et la sévérité de 12 symptômes rencontrés au cours de la maladie d’Alzheimer parmi lesquels figure l’apathie.

Deux approches thérapeutiques

Deux stratégies thérapeutiques sont en effet appropriées pour la traiter. D’une part, les interventions non médicamenteuses (thérapies de simulations cognitives, de réhabilitation psycho-socio-cognitive écologique et d’activités de groupe liées à la vie quotidienne), tant en ambulatoire qu’en institution. Elles peuvent être proposées à titre individuel ou collectif et être pratiquées par un personnel formé. D’autre part, l’approche pharmacologique doit consister à diminuer les médicaments à risque d’effets secondaires favorisant l’apathie.

Dr Alain Dorra

Source : legeneraliste.fr