"Airpocalypse" pour les participants du marathon de Pékin

Publié le 19/10/2014
Image par satellite de  la pollution à Pékin

Image par satellite de la pollution à Pékin

Plus de 25.000 participants au marathon de Pékin ont respiré un air suffocant dimanche en raison de taux de pollution dans la capitale chinoise plus de 15 fois supérieurs aux niveaux recommandés, certains arborant même des masques antipollution. Les particules fines PM2,5, qui peuvent pénétrer en profondeur dans les poumons, ont atteint des niveaux supérieurs à 400 microgrammes par m3 dans certains quartiers de Pékin. Le niveau maximum quotidien recommandé par l'OMS est de 25. L'ambassade des Etats-Unis à Pékin a qualifié l'air de "dangereux".

Les organisateurs avaient refusé de reporter la course, expliquant avoir embauché du personnel médical supplémentaire alors que la capitale chinoise était couverte d'un épais voile blanc. Et ils par ailleurs expliqué qu'il aurait été "très difficile" de retarder la course car "près de la moitié des athlètes viennent d'autres pays ou d'autres régions que Pékin".

Depuis des années, la Chine est minée par la pollution de son air, due au charbon qui sert à produire l'électricité et par l'augmentation du nombre de voitures sur les routes. Il y a huit jours déjà, un épisode d’"airpocalypse" avait perturbé la préparation et le déroulement de la rencontre de football Brésil-Argentine, la région de Pékin étant plongée dans une brume polluante, avec une concentration de microparticules atteignant jusqu'à 20 fois le plafond fixé par l'OMS !

C’est dans cettte atmosphère suffocante que le ministre des Affaires Etrangères, Laurent Fabius a posé dimanche la première pierre du futur lycée français de Pékin, dont l'originalité sera d'offrir aux élèves un air filtré. Les locaux, dont les salles de sport, seront équipés d'un système de "ventilation mécanique centralisée dépolluante permettant de maintenir l'ensemble des activités pédagogiques", ont expliqué les promoteurs du projet. L'actuel collège-lycée est fréquemment contraint d'annuler les récréations et les cours d'éducation physique et sportive, en raison de l'air irrespirable, ce qui a pu conduire des familles à en retirer leurs enfants.


Source : legeneraliste.fr